5ème République 1958 -
De Gaulle, président, met en place le 28 septembre 1958, une nouvelle constitution donnant plus de pouvoir au président de la République.
Le 28 décembre 1858, il est introduit une nouvelle unité monétaire avec une période transitoire d'adaptation, et une appellation officielle provisoire : Nouveau Franc. Cette période prend fin le 31 décembre 1962. Désormais, le "nouveau franc" devient le "franc" et l'"ancien franc" devient le "centime".
Pour devenir candidat au baccalauréat, l'école est inégale, suivant qu'on entre en classe de fin d'études primaires, en classe de sixième de cours complémentaires, ou en classe de sixième des lycées et collèges. Il apparaît nécessaire de transformer les institutions scolaires. La réalisation de "l'école unique" passe par la finalisation de l'école par "degrés". Le régime de la cinquième République, sans plan cohérent, à travers des mesures successives, va effectuer les remaniements nécessaires.
La réforme Berthoin, en 1959, crée un cycle d'observation de deux années au début du secondaire. Les cours complémentaires dont la scolarité dure quatre ans, deviennent des collèges d'enseignement général. L'obligation scolaire est prolongée de 14 à 16 ans pour les enfants qui atteindront l'âge de 6 ans à partir du 1er janvier 1959.
La loi Debré de décembre 1959, qui propose le « contrat d’association », permet au privé d’être subventionné sous contrôle de l’Etat.
Le 18 mars 1962, les accords d’Evian donnent l’indépendance à l’Algérie.
De Gaulle, le 28 octobre 1962, fait élire le chef de l’Etat au suffrage universel direct.
Plus tard, le ministre Fouchet crée en 1963 des collèges d'enseignement secondaire regroupant tous les collèges et le premier cycle des lycées.
Avec les C.E.S. "l'école unique" trouve sa structure définitive mais il lui manque sa pédagogie.
Les sociologues Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron révèlent, en 1964, que l’école méritocratique a mésestimé l’héritage familial dans la réussite scolaire.
Des événements, en mai 1968, bouleversent la société.
La discipline s’assouplie et les récompenses sont supprimées. Les blouses sont abandonnées.
Olivier Guichard demande aux recteurs de procéder à la gémination des écoles. L'horaire hebdomadaire des écoles primaires est ramené de 30 à 27 heures. A partir de la rentrée de 1972, l'interruption des cours est reportée du jeudi au mercredi.
Durant la décennie 70, les programmes sont modernisés afin de tenir compte des progrès de la recherche scientifique et de l’évolution de la société. Ils intègrent l’oral en français afin de mettre l’accent sur la communication, et les mathématiques « modernes » destinées à favoriser la logique. Les activités d’éveil sont laissées au libre choix des enseignants ; elles ne sont plus censées apporter une somme de connaissances, mais rendre l’enfant curieux en les engageant à conduire des expériences, des enquêtes et des recherches documentaires. Symbole de l’école communale, l’enseignement de la morale est supprimé, car considéré comme normatif et dépassé.
L’école élémentaire est désormais une école préparatoire de tous, ne se proposant plus de donner à chacun un bagage minimum de connaissances, mais de développer la possibilité d’en acquérir ultérieurement.
Giscard d'Estaing, président en 1974, permet la légalisation de l'interruption de grossesse et abaisse la majorité à 18 ans.
Pour René Haby, le collège doit être unique, donner les mêmes chances à tous, révéler les aptitudes et intérêts différents des élèves, préparer à des orientations ultérieures différentes. Il unifie les C.E.S. et C.E.G. sous la dénomination unique de collège ; les filières sont supprimées en sixième et cinquième ; l'éducation manuelle et technique est enseignée.
Il crée les comités de parents. La participation des familles au fonctionnement des écoles devient effective, avec la présence de parents élus au conseil d’école.
Loi Jospin du 10 juillet 1989 sur l’éducation.
Article premier - L’éducation est la priorité nationale. le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l’égalité des chances.
Le droit à l’éducation est garanti à chacun afin de lui permettre de développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation initiale et continue, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle, d’exercer sa citoyenneté (...)
Article 4 - La scolarité est organisée en cycles pour lesquels sont définis des objectifs et des programmes nationaux de formation comportant une progression annuelle ainsi que des critères d’évaluation.
La scolarité de l’école maternelle à la fin de l’école élémentaire comporte 3 cycles (...)
Article 11 - Les parents d’élèves sont membres de la communauté éducative... les parents d’élèves participent par leurs représentants aux conseils d’école...
Article 17 - Sera créé, dans chaque académie, à partir du 1er septembre 1990, un institut universitaire de formation des maîtres, rattaché à une ou plusieurs universités de l’académie...
Article 18 - Les écoles, les collèges et les lycées élaborent un projet d’établissement. celui-ci définit les modalités particulières de mise en oeuvre des objectifs et des programmes nationaux... Les membres de la communauté éducative sont associés à l’élaboration du projet qui est adopté par le conseil d’école, qui statue sur proposition des équipes pédagogiques.
L'emploi du temps est découpé en trois parties : les apprentissages fondamentaux (français et mathématiques), l'éducation physique et les activités d'éveil. C'est ce qu'on appelle le "tiers temps pédagogique".
L'école élémentaire a changé de fonction. Autrefois, elle avait pour rôle de donner à tous les enfants un bagage minimum de connaissances et une préparation à la vie active. Désormais, avec le prolongement de la scolarité obligatoire, elle est une école préparatoire aux enseignements ultérieurs.
L' école élémentaire doit substituer une pédagogie du développement à une pédagogie de la formation.
Les élèves sortent de l'école. Des classes promenades initiées par Célestin Freinet se succèdent les classes de neige, les classes de mer et les voyages.
En 1981, la Gauche arrive au pouvoir et abolit la peine de mort.
Laurent Fabius lance le plan "informatique pour tous".
La société définit les missions du système éducatif. En réponse aux exigences socio-économiques nouvelles et aux demandes d'enseignement de masse (lycée), l’école doit prendre en compte les différences sociales et les capacités personnelles. La lutte contre l'échec scolaire et les inégalités est lancée.
La loi d'orientation de 1989 reconnaît de façon institutionnelle la place centrale de l'enfant. L'idée est de construire un "parcours de la réussite" où l'élève réfléchira par lui-même et sera guidé dans son apprentissage.
L'élève est acteur de sa formation et de son orientation. Les notions de pédagogie du contrat, du projet, d'appropriation active de savoirs utiles et réinvestissables, de méthodes de travail s'affirment. Une nouvelle problématique enseigner/apprendre se dessine.
La scolarité s’organise en trois cycles de trois ans : cycle des apprentissages premiers (cycle1) de la tetite à la grande section de maternelle ; cycle des apprentissages fondamentaux (cycle 2) de la grande section de maternelle à la fin du CE1 ; cycle des approfondissements (cycle 3) du CE2 au CM2. Les enseignants doivent donc se concerter afin d’assurer la continuité éducative, et pratiquer une pédagogie différenciée, fondée sur l’évaluation continue des acquis des élèves.