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 Découvertes d'artistes

Peinture de genre


On appelle peinture de genre ou scène de genre un type d’œuvre picturale qui figure des scènes contemporaines et prises sur le vif.

C’est avec Van Eyck et les primitifs flamands que la scène de genre semble réellement naître. Les Époux Arnolfini, au delà du portrait, présente des personnages dans un intérieur bourgeois, détaché du monde religieux, et peut être considéré comme la première scène de genre. Il est intéressant de constater que c’est dans les Flandres que débute réellement cette pratique : ce sont surtout les écoles du Nord qui mettront ensuite ce genre à l’honneur

Avec le retrait progressif de la religion des arts, la scène de genre se développe à la Renaissance. Le Peseur d’or et sa femme de Quentin Matsys en est un exemple parfait, même si comme la plupart du temps, il doit se lire de manière symbolique. Jérôme Bosch et Bruegel l’Ancien n’hésiteront pas à exploiter les scènes de genre, pour illustrer des proverbes et des histoires (aujourd’hui souvent perdus) qui donnent une nuance « laïque » à l’œuvre religieuse.

Au XIXe siècle l’expression peinture de genre remplace par abréviation les expressions peinture de genre vulgaire, de genre bas, de genre mineur qui désignaient des œuvres représentant des scènes de la vie quotidienne ou intime, par opposition aux peintures de genre historique.

Marie Bashkirtseff (1858-1884)


Née Maria Konstantinovna Bashkirtseva à Gavrontsi en Ukraine, dans une famille noble, elle grandit à l'étranger, voyageant avec sa mère à travers l'Europe. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien. Sa grande soif de connaissance la pousse à étudier avec passion les auteurs classiques et contemporains. En outre, elle étudie la peinture en France à l'Académie Julian. Une autre étudiante y est Louise Breslau, que Marie considère comme sa seule rivale.

Elle produit une œuvre importante en regard de sa vie brève ; ses tableaux les plus connus sont Un meeting (représentant des enfants mendiants à Paris) et L'Atelier des femmes (ses compagnes artistes au travail). Toutefois, beaucoup d'œuvres de Marie Bashkirtseff sont détruites par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

À 15 ans, elle commence à tenir son journal, rédigé en français ; elle lui doit beaucoup de sa célébrité. Ses lettres, notamment une correspondance avec Guy de Maupassant, sont publiées en 1891.

Morte de tuberculose à 25 ans, Marie Bashkirtseff a eu le temps de laisser sa marque intellectuelle dans le Paris des années 1880.


- Le meeting (1884, musée d'Orsay)

Joseph Beaume (1798 - 1885)


Peintre français né à Marseille.

Il se forme à l'école de Gros, et débute au Salon de 1819 par une scène biblique : Nephtali et Rachel. Depuis cette époque, il prend part à presque toutes les expositions officielles qui ont lieu à Paris.

À la manière dont l'artiste traite les sujets familiers, on croit voir en lui un continuateur de Greuzo, de ce peintre honnête et sentimental qui faisait les délices de Diderot. Beaume expose au Salon de 1827, la Bénédiction et la pose de la première pierre du monument de Louis XVI, tableau qui lui a été commandé par le ministère de la maison du roi. À dater de cette époque, il mène de front, dans ses travaux, le genre et l'histoire, peignant tantôt des scènes familières pour les particuliers, tantôt des batailles pour l'État, tantôt même des sujets religieux pour les églises.


- Le maître d'école endormi (1831)

François Bonvin (1817-1887)


François Bonvin est un peintre et graveur français, né à Vaugirard

Bonvin connait une enfance malheureuse et sans fortune. Il apprend le dessin dans un cours gratuit. Pour gagner sa vie, il devient compositeur d'imprimerie puis employé à la préfecture de police. Il profite de son temps libre pour courir les musées dont le Louvre où il étudie les maîtres flamands et hollandais.

A partir de 1848, il se spécialise dans la peinture de paysage, sujet pour lequel il est doué. Il participe au Salon des Refusés avec Courbet qu'il compte parmi ses amis. Il effectue de nombreux voyages en Flandres et en Hollandes, terre de ses peintres préférés.

Il subit une opération en 1881 qui ne rétablit pourtant pas sa santé. Il devient aveugle et ne doit de ne pas être réduit à la misère qu'au soutien de ses amis.

Bonvin était considéré comme l'un des meilleurs peintres de genre du XIXe siècle. Il est apprécié pour ses compositions simples, ses effets de lumières variés et ses couleurs sincères.


- Ecole des petites orphelines (1850)

- La classe (1876)

Émile Claus (1849-1924)


Peintre belge et figure la plus brillante du luminisme, naquit à Vive-Saint-Éloi petit village des Flandres sur les bords de la Lys, seizième enfant d'une famille de commerçants ruraux en 1849. Sa vocation est précoce, à l'âge de vingt ans il s'inscrit à l'Académie d'Anvers et décide de se consacrer entièrement à la peinture. Il expose pour la première fois deux scènes de genre à Bruxelles en 1875 et en 1879.

Il s'embarque pour l'Afrique du Nord. À son retour la lumière sera la vie de ses toiles et sa propre vie : il peint avec des couleurs élémentaires, il décompose le prisme et le réfracte à travers les tons.

Au contact de son ami Théo Verstraete, sa peinture, teintée de réalisme (Le vieux Jardinier de 1885, Les Sarcleuses de Lin de 1887), devient lumineuse et s'éclaircit.

En 1889, il loue un atelier à Paris pendant trois ans qu'il occupe l'hiver, après ses étés passés à Astene. Son ami Camille Lemonnier parle de sa vie de fièvre et de passion qui l'exalte, en revivant les heures héroïques de l'Art au contact des Maîtres de l'impressionnisme qui triomphe. Il se lie d'amitié avec le peintre intimiste et symboliste Henri-Eugène Le Sidaner et rompt avec son ancienne manière conventionnelle de peindre.

Il fonde en 1904, le Cercle Vie et Lumière auquel participent Ensor, et Georges Lemmen.

En 1905, il expose à Bruxelles, au Cercle artistique, cinquante-deux toiles qui le consacrent comme le peintre qui a fait entrer dans l'art un paysage nouveau ; il a créé une Flandre des peintres que la peinture ignorait encore.

Réfugié à Londres durant la guerre, il revient à Astene en 1918. Fidèle à sa vision de la nature et méritant son nom de Peintre du Soleil, il y meurt le 14 juin 1924.


- Sur le chemin de l'école

Sulpice-Guillaume Chevalier dit Paul Gavarni (1804-1866)

Né à Paris, il est un aquarelliste et dessinateur français

C'est à la suite de séjours qu'il fait dans les Pyrénées, et notamment à Gavarnie, qu'il choisit son pseudonyme : Gavarni

Il participa avec Grandville aux publications initiées par Pierre-Jules Hetzel


Les français peints par eux-mêmes. Paris. Encyclopédie morale du 19e siècle, tome 2, 1840-1842.

- le maître de pension

- l'institutrice

Edouard Girardet (1819-1880)


Peintre et graveur suisse. Il est le fils du graveur Charles-Samuel Girardet (1780-1863) et le frère des peintres et graveurs, Karl Girardet (1813-1871) et Paul Girardet (1821-1893). À un âge précoce, il rejoint son frère Karl à Paris pour étudier la peinture à l'Ecole des Beaux-arts.

Depuis l'âge de neuf ans, il pratique les techniques de la gravure sur bois. A partir de 1835, il se concentre de plus en plus sur les arts graphiques. En 1836, il commence à travailler pour l’éditeur Charles Gavard sur les Galeries historiques de Versailles (Paris, 1838-49). Il fait ses débuts au Salon en 1839 avec le bain commun, où il continue à présenter des œuvres jusqu'en 1876, notamment des peintures de genre et un certain nombre de gravures et aquarelles d’après des artistes tels que Paul Delaroche, Horace Vernet et Jean-Léon Gérôme. Plusieurs de ces gravures sont publiées par le cabinet d'Adolphe Goupil. En 1857, il se consacre en grande partie à la gravure sur cuivre à Paris.

Jean Ignace Isidore Gérard dit JJ GRANDVILLE (1803 - 1847)


Granville est un caricaturiste français, né à Nancy, dans une famille d’artistes et de comédiens. Le nom de «Grandville» est le nom de scène de ses grands-parents. Grandville reçoit ses premières leçons de dessin de son père, peintre miniaturiste.

À l'âge de vingt et un ans, il s'installe à Paris.

Il se fait vraiment connaître par Les Métamorphoses du jour (1828-29), une série de soixante-dix scènes dans lesquelles des personnages humains sont représentés avec une tête d'animal en situation pour un rôle dans la comédie humaine. Ces dessins sont remarquables par l'extraordinaire habileté du dessin des expressions humaines transposées sur une figure animale. Les Métamorphoses du jour suscitent, dès leur première apparition, des imitations de la part d’autres artistes, ce dont Grandville ne manque pas de se plaindre, mais ces plagiats témoignent de l’influence qu’a son œuvre sur l’évolution de l’illustration fantastique.

Le succès rencontré par ces œuvres conduit divers périodiques tels que La Silhouette, L’Artiste, La Caricature, le Charivari, à l’engager comme collaborateur et dessinateur. Ses caricatures politiques suscitent bientôt un engouement général et il devient rapidement très populaire.

Ses planches satiriques sont des charges contre ses contemporains ou des attaques contre la Monarchie de Juillet. Ses dessins déplaisent à Adolphe Thiers, qui fait promulguer, en 1835, sous le règne de Louis-Philippe une loi exigeant une autorisation préalable pour la publication de dessins et de caricatures. Après ce rétablissement de la censure, Grandville se tourne presque exclusivement vers l'illustration de livres.


- portrait

- Indicatif présent

Alphonse Lint (1848-1900)


Fils d’un dessinateur en dentelles, Alphonse Lint prend des cours de dessin dans sa ville natale de Nancy. Mais les difficultés qui surgissent dès l’entrée en carrières artistiques, le font obliquer vers le commerce. Quand il revient à la peinture, à plus de quarante ans, il étudie chez Robert Fleury, puis sous la direction de Jules Lefebvre. En peu de temps, il expose au Salon des Artistes français plusieurs tableaux de genre.

Après la mort de ses enfants, il décide de s’installer à Lagny-sur-Marne en septembre 1892. Il élabore alors une œuvre essentiellement constituée de portraits, nature mortes et scènes de genre. Les enfants des rues sont fréquemment représentés. Lint affirme là son talent de dessinateur et de coloriste. Les jeux d’ombre et de lumières s’expriment librement.


- Jeunes amateurs (1899)

  

Jean Henry Marlet (1771-1847)


Né à Autun, Marlet est un peintre et graveur français.

Élève de l'Académie de Dijon, Jean Henry Marlet entre après la Révolution dans l'atelier du baron Jean-Baptiste Regnault. Il exécute de grands tableaux de genre et d'histoire. Il est un des premiers dessinateurs à pratiquer la lithographie en France. Ses épreuves sont tirées chez Lasteyrie ou Engelmann, puis il imprime lui-même de 1822 à 1832. Sous la Restauration, son crayon devient patriotique et sa verve égale à celle des Charlet, Raffet, Vernet (IFF). Comme graveur, on lui doit une série de 72 estampes, les Tableaux de Paris.


- Gymnase normal militaire et civil (1822)

- Progrès des lumières

Aimé Perret (1847–1927)


Né à Lyon, élève de Joseph Benoit Guichard, Antoine Vollon, Puvis de Chavannes, il a appris sous ce maître l'importance du dessin.

Il vient à Paris et sa peinture se modifie, son objectif se déplace; le genre l'attire.
C'est au Salon de 1876 qu’Aimé Perret s'affirme d'une manière définitive.

Il se fixe à Bois le Roi en 1878 et c'est dans ce pays et dans les environs qu'il découvre la vie des champs, le travail de la terre lui apparait avec sa réalité saisissante pas celle qu’il représentait jusqu’à présent en costumes du XVIII e siècle.
Peintre des paysans dont il se plaît à représenter plutôt le type robuste, sain et gai de l'Ile-de-France, il est souvent comparé à Millet, de qui il a sans doute la poésie contemplative, mais non la tristesse et la recherche des effets de pénombre ou d'obscurité. L'œuvre d'Aimé Perret possède au contraire la luminosité des clairs crépuscules et respire le bonheur et la paix des champs.


- La distribution des prix, 1890

Marc Louis Benjamin Vautier dit Vautier le vieux (1829-1898)


Peintre suisse né à Morges
Il a commencé ses études d'art à Genève, en tant que peintre en émail pour les bijoux. Il se rend en 1849 dans l'atelier du peintre d'histoire Jean-Léonard Lugardon. Il peint des aquarelles et des portraits.
En suivant l'exemple de Ludwig Knaus il se consacre à la représentation de la vie paysanne.
En 1856, il se rend à Paris, mais il revient en 1857 à Düsseldorf, où il peint des tableaux de la population dévote à l’intérieur d’une église de village suisse. Il se plonge ensuite dans l'étude de la vie des paysans Souabe et de la Forêt-Noire, et crée une série d'images fascinantes qui le classe parmi les principaux peintres de genre allemand.
Ses œuvres se caractérisent par la sécurité du dessin, un motif de grande variété, la profondeur et la subtilité. Classiques, elles dégagent avec élégance une atmosphère intime, qui est subordonnée à la composition et la vérité du sentiment.

Vautier est aussi un illustrateur.


- Le repas en famille

- La sortie de l'église

Thomas Webster (1800-1886)


Peintre anglais né à Londres. Son père est un membre de la famille de George III. Après avoir montré une aptitude pour la musique, il se passionne pour la peinture et, en 1821, il est admis étudiant à l’Académie royale.

Webster est connu pour ses peintures de genre, souvent avec des enfants comme sujets, représentant les incidents de la vie quotidienne d'une manière sympathique et plein d'humour. Ces peintures de genre sont largement reproduites sous la forme de gravures. Vivant à Kensington à partir de 1833, Webster devient un ami proche de Mulready. Ils partagent tous deux, un intérêt pour les sujets concernant l'enfance et l'éducation et sont influencés par des artistes hollandais et flamands du 17e siècle comme David Teniers et Jan Steen.

Beaucoup de ses tableaux étaient extrêmement populaires, ce qui lui vaudra de devenir,  membre de l’Académie Royale des Arts de Londres, en 1846.


- La classe

- Ecoliers

  

François Grenier de Saint Martin (1793-1867)


François Grenier de Saint-Martin, peintre français élève de Jacques Louis David mais aussi de Pierre Narcisse Guerin. Il exposa au Salon de Paris à partir de 1810 lorsqu'il présenta sa version d'Atala et continua jusqu'à sa mort en 1860. Il démarra sa carrière avec des scènes Napoléoniennes mais après la Restauration il se tourna vers des scènes de genre et paysannes. De nombreuses lithographie l'ont rendu populaire durant le 19ème siècle

  

Les tableaux présentés ci-dessous, appartiennent à des musées ou des particuliers ; je me suis permis de vous les montrer sans l'accord de leur propriétaire ; j'espère qu'ils ne m'en voudront pas.

Albert Anker (1831-1910)


Albert Anker, né à Anet (Berne), est un peintre suisse.

Il commence des études de théologie avant de se rend à Paris pour devenir élève du peintre suisse Charles Gleyre. Entre 1855 et 1860, il fréquente l’École impériale des beaux-arts où étudie Pierre-Auguste Renoir.

En 1864, il épouse Anna Ruefli, avec laquelle il aura six enfants. Le couple passe l'hiver à Paris et l'été à Anet.

A partir de 1866, Albert Anker réalise plus de 300 dessins pour des faïenciers tels que le céramiste Théodore Deck. 

Il travaille pour les magazines le Magasin pittoresque et la Revue suisse des beaux-arts.


- Le réveur ; L''écrivain ; La leçon d'écriture ; Le secrétaire de commune, 1875 musée de Lausanne.

- Sous la pluie, 1884 . Décembre, 1888 ; Gamin allant à l'école, 1875

- La crèche, 1890 ; L'écolier ; Jeune fille tricotant, 1897.

- L'école de village en Forêt-Noire, 1858 ; L'examen, 1862 musée de Berne.

  

Théophile-Emmanuel Duverger  (1821-1901)

Duverger est né à Bordeaux.
L'artiste est autodidacte, il acquiert de l'expérience grâce à des observations de la nature et l'inspiration de grands peintres qu'il a examinés dans les musées.

Duverger rejoint l’école d’Ecouen en Seine-et-Oise, fondé par Pierre Edouard Frère.

Duverger est considéré comme un spécialiste de scènes de genre enfantines, enfants à l'école, jouant. Ses peintures sont recherchées pour leur charme, la composition, et la finesse d'expression.


- Amusement ; Classe des filles

- Jeux d'enfants ; L’encre

Pierre-Édouard Frère (1819-1886)


Fils d’un éditeur de musique, il entre en 1836, à l’âge de 17 ans, dans l’atelier de Paul Delaroche à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, qui aura également pour élèves Jean-François Millet, Charles-François Daubigny, Jean-Léon Gérôme.

Il débute au salon de 1843, et ne tarde pas à se faire une grande réputation dans la peinture de genre. Artiste prolifique, la plupart de ses compositions ont d’ailleurs été popularisées par la lithographie et la gravure. Il se fait connaître du grand public par ses gravures, d’enfants et d’intérieurs de gens modestes. En 1847, il s’installe à Écouen.

En 1860 il part faire un voyage en Égypte dont il rapporte des compositions orientalistes.


- Conversation dans la neige ; Sur la route de l'école enneigée (1879)

- En allant à l'école

- La réprimande ; Les garçons sortant de l'école ; Jeunes soldats ; Le jardin d'enfants

Nicolas-Toussaint Charlet  (1792-1845)


Charlet est un peintre et graveur français, né à Paris.

Il est le fils d’un dragon de l’armée de Sambre-et-Meuse, qu’il perd très tôt. Elevé à l’École des enfants de la patrie, il reçoit une éducation très négligée. Il débute dans la vie par un médiocre emploi à la mairie du 2e arrondissement, chargé d’enregistrer et de toiser les jeunes recrues. Ses opinions bonapartistes, lui font perdre sa place à la Restauration en 1816.

Charlet entre alors, dans l’atelier de Gros où il rencontre Gilles Closson et, forcé de produire pour vivre, il se voue dès lors tout entier à l’art. Il débute par une lithographie « La garde meurt, et ne se rend pas » qui lui fait aussitôt un nom. Les dessins et les aquarelles de Charlet se succèdent alors rapidement.

Il réussit surtout dans le dessin et la lithographie, et acquiert bientôt une vogue immense en traitant les sujets militaires ou des scènes populaires que tout le monde connaît au XIXe siècle.

L’œuvre lithographique de cet artiste infatigable se compose de près de 800 lithographies ; il a produit, en outre, près de 2 000 dessins à la sépia, à l’aquarelle, à la plume et d’eaux-fortes.


- La maîtresse d'école

- La sortie de l'école

- Le maître d'école

- L'écolier de l'école publique

André Henri Dargelas (1828-1906)


Né à Bordeaux, André-Henri Dargelas est un maître du genre et du portrait. Il est un élève de Picot à l'Ecole des Beaux - Arts où il entre en avril 1854. Depuis 1857, Dargelas expose régulièrement au Salon de Paris. Sa peinture est particulièrement sensible aux vertus simples de la vie domestique, qui englobe les bouffonneries de charme des petits enfants.


- La classe

- La prière du matin                                             

- Le tour du monde                    

- Le jeu de billes              

- Le jour de l'an

Henri Jules Jean GEOFFROY (1853-1924)

 

Jean Geoffroy, qui signe également sous le pseudonyme Géo, est né à Marennes le 1er mars 1853.

Fils d’un tailleur charentais et d’une mère d’origine écossaise, il s’installe à Paris à l’âge de dix-huit ans. Il fait son apprentissage auprès du peintre lithographe Eugène Levasseur. Celui-ci le présente à l’Ecole des Beaux-arts, où il entre dans l’atelier de Bonnat en 1871. Il travaille également avec le peintre décorateur Emile Adam. Mais ce sont deux rencontres essentielles qui vont déterminer son horizon artistique et le choix de ses sujets. Arrivé à Paris, Geoffroy loge chez un couple d’instituteurs, les Girard, qui lui font découvrir le monde de l’école et de l’enfance. Dès lors, il consacrera la quasi-totalité de son œuvre à traiter ces deux thèmes. Sa vocation se confirme en 1876, lorsque l’artiste rencontre le célèbre Pierre-Jules Hetzel, éditeur de Balzac, George Sand, Victor Hugo et Jules Verne. En effet, ce dernier le fait connaître et lui prodigue aide et affection. Il lui confie les illustrations de livres pour enfants aux côtés de Gustave Doré, Gavarni ou Grandville, ce qui lui assure désormais un revenu régulier. Parallèlement à sa carrière d’illustrateur, Geoffroy expose au Salon de Paris, puis au Salon des Artistes Français de 1874 jusqu’à sa mort, en 1924. En 1890, il participe à l’exposition de l’enfance au Petit Palais, aux côtés d’Eugène Carrière et d’Auguste Renoir, renforçant ainsi sa notoriété de « peintre des enfants ».

Le Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-arts lui passe une commande officielle en 1893 de « cinq scènes de la vie scolaire ». Deux de ces scènes se passent en Algérie, où Geoffroy se rend en 1894-1895, et une en Bretagne.


- L'entrée en classe

- Le poisson rouge,

- Le compliment, un jour de fête à l'école, 1893, musée de Saintes

- L'école maternelle, 1898, Musée de l'éducation à Rouen

- En classe, le travail des petits, 1889, Musée de l'éducation à Rouen

Basile de Loose (1809-1885)


Peintre Belge né à St Nicolas en Flandre orientale . Il peint des tableaux de genre, d’intérieurs et de portraits. Il étudie avec son père à l’Académie de dessin de Saint Nicolas. Il vit à Paris en 1835 et plus tard à Bruxelles.


- La classe, 1847

- La classe ; Entre deux classes, 1864 ; La classe

  

Auguste Truphème (1836-1898)


Peintre né à Aix-en-Provence, frère de François Truphème, sculpteur. Il étudia avec William Bouguereau, Hippolyte Flandrin et Henner. Sa spécialité fut les scènes scolaires, il exécuta également des scènes de genre et des portraits qu'il exposa au Salon de 1865 à 1898.


- En retenue

- A la fenêtre

- Le repas

- La leçon de musique